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Comment je suis devenue bilingue en allemand

Avant tout, je tiens à repréciser que je suis née dans une famille francophone : mes parents nous ont toujours parlé en français et j’ai appris l’allemand à l’école à partir du CE2. Dans un précédent article, je te racontais comment l’école m’a dégoûtée de l’allemand. Si tu ne l’as pas encore lu, tu peux le retrouver en cliquant sur ce lien.

Il y aurait sûrement à redire sur l’enseignement des langues étrangères en France, mais ce n’est pas le sujet ici. Au contraire, je n’ai nul doute que de nombreux professeurs (notamment d’allemand) font tous leurs efforts pour faciliter l’apprentissage et le rendre concret, ludique et abordable.

J’aimerais simplement pouvoir montrer qu’il existe un autre moyen d’apprendre une langue et de la parler de manière authentique, naturelle. Je suis sûre qu’il est possible de devenir bilingue en allemand, même si on n’est pas tombé dedans étant petit. C’est ce qui m’est arrivé et que j’aimerais te raconter ici.

J’ai donc appris l’allemand dès l’école primaire. Il faut quand même préciser que durant ces 10 années d’allemand à l’école, j’ai appris beaucoup des choses, notamment en termes de grammaire et de vocabulaire. Par contre, au niveau de l’expression orale, c’était souvent catastrophique. Ceci dit, quand on fait le calcul : dans une classe de 25 élèves, si le cours dure 50 minutes, ça fait en moyenne 2 minutes par élève pour parler et progresser à l’oral… C’est largement insuffisant !

Finalement, c’est surtout en dehors de l’école que j’ai appris l’allemand.

München (Bayern)

J’ai quatre grands frères qui sont très proches en âge. Du coup, mes parents avaient souvent des jeunes filles au pair qui venaient leur donner un coup de main pour quelques semaines ou mois. L’une d’entre elles, une allemande, est restée chez nous pendant une année et même après son retour, mes parents ont gardé des liens étroits avec elle. Du coup, on a été plusieurs de la famille à passer un court séjour chez elle, près de Munich, à notre adolescence. Pour ma part, j’y suis allée 2 fois pendant 1 semaine. Je me souviens de balades à vélo, de bricolages, de jeux avec ses deux petites filles, de visites de la ville… Bref, c’était des super vacances ! Et bien sûr, on parlait beaucoup allemand, même si notre amie était aussi contente de parler français… Je me souviens d’avoir appris la différence entre « Schwarztee » et « Kräutertee » : le premier contient de la théine, alors que le deuxième est tout simplement de la tisane, même s’il y a le mot « Tee » dedans… tu avoueras que c’est troublant !

Eichhörnchen

Ma maman a joué aussi un rôle important dans mon apprentissage de l’allemand. Née dans une famille alsacienne, maman a parlé l’alsacien durant les 3 premières années de sa vie, jusqu’à l’entrée en maternelle. Voulant me transmettre un peu ses connaissances, elle me lisait parfois des petits livres en allemand. Je me souviens de ce sentiment de fierté quand j’avais réussi à dire : « Eichhörnchen »… bon, à l’époque, je le disais avec un très fort accent français, mais j’étais tellement fière !

Après mon BAC, je ne savais pas trop ce que je voulais devenir et au lieu d’étudier quelque chose par dépit, j’ai choisi faire une année de bénévolat. Une copine de ma sœur avait fait cela en France, mais moi je voulais partir à l’étranger. Et comme j’ai un fort esprit de contradiction, j’ai choisi de partir en Allemagne plutôt qu’en Angleterre ou aux Etats-Unis, comme ce qui aurait été plus à la mode…

Je suis donc partie le 31 août 2011 à Darmstadt, par le biais de l’année diaconale, pour travailler comme volontaire dans un « Kindergarten ». Mes parents ont fait le trajet de 3h environ avec moi, en voiture, et m’ont déposée avec mes valises dans ma chambre au 3e étage d’un immeuble qui accueillait des religieuses protestantes à la retraite… Gros coup de blues à l’entrée du bâtiment, ça puait la cantine mal famée et j’ai dit cette phrase mythique à ma mère : « mais qu’est-ce que j’fous là ?? »

Au bout d’une semaine dans la structure, j’étais perdue : je ne comprenais rien à ce que me disaient les enfants ! Je me souviens très bien que je répondais en fonction de leurs intonations :

S’ils pleurnichaient, je compatissais : “ohhh !”
S’ils trépignaient de joie, je me réjouissais avec eux : “ahhh !”
S’ils me posaient une question (que je ne comprenais pas la plupart du temps), je disais juste : “Ich weiß nicht, frag Stefanie !”

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Bref, mon histoire familiale et mes 10 ans d’allemand scolaire n’avaient pas fait de moi une bilingue. Et pourtant ! Au bout de cette année passée à Darmstadt, je passais aisément pour une allemande. Bon, j’avoue, j’ai le physique qui va avec : grande, blonde, les yeux bleus… en plein dans le cliché !

L’été 2012, je suis donc revenue en France pour démarrer des études d’allemand à la FAC de Mulhouse. C’était du gâteau ! J’étais à l’aise en allemand, j’avais pris confiance en moi, j’osais poser des questions et m’affirmer devant les profs… bref, c’était top ! Je savais exactement ce que je voulais faire : suivre une formation binationale de professeur des écoles en France et en Allemagne. C’est ce que j’ai fait durant les 6 années suivantes, avec des hauts et des bas, mais surtout de merveilleuses rencontres et de fortes amitiés !

En 2008, je suis devenue à la fois professeur des écoles en France et « Grundschullehrerin » en Allemagne, au Baden-Württemberg. J’ai passé plusieurs entretiens dans des écoles allemandes, car je voulais vraiment vivre là-bas, et j’ai obtenu un poste dans une école primaire près de Rastatt. J’étais donc détachée de l’Education Nationale et embauchée comme instit allemande, oui avec la nationalité française ! Après plusieurs entretiens (oui, pas de “placement” en Allemagne!), j’ai eu la chance d’obtenir un poste dans une école bilingue. J’ai donc enseigné le français, les maths, le sport, les sciences… et même l’allemand ! Oui oui, j’ai enseigné l’allemand à des allemands en tant que française ! Le kiff total !

Au bout de 3 ans dans cette école où je me suis donnée corps et âme, j’ai dit « oui » à mon cher mari devant le maire, j’ai quitté ma chère Allemagne et j’ai rejoint mon homme en région parisienne, car oui, Monsieur est français et nous avons choisi que ce soit moi qui le rejoigne plutôt que l’inverse. Inutile de vous dire que ce choix n’a pas du tout été facile…

Maintenant, je suis en région parisienne depuis presque 7 ans à l’heure où j’écris cet article et je n’ai aucun regret ! Bien sûr, l’Allemagne me manque parfois, mes amis me manquent, et ça me manque de ne pas parler allemand au quotidien. Heureusement qu’il existe internet, le téléphone, le train… pour garder le contact avec mes amis. Et heureusement qu’il y a plein de moyens pour rencontrer des allemands et parler allemand, même quand on n’est pas en Allemagne !

Alors non, je n’ai pas perdu mon allemand, je passe toujours pour une allemande auprès de ceux que je rencontre, et mes amis sont toujours autant bluffés de m’entendre parler. D’ailleurs, c’est assez marrant de voir que, quand nous allons en Allemagne de temps en temps, les gens pensent souvent que je suis une Allemande qui a épousé un Français ! Comme quoi, c’est possible de devenir bilingue, même si on ne l’est pas de naissance !

Si tu veux savoir comment devenir bilingue, si tu veux progresser en allemand et découvrir de nouvelles choses sur la culture allemande, sans passer par des cours rébarbatifs et ennuyants comme ceux de ma prof d’allemand au lycée, alors tu es au bon endroit !

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